Ville de Kanazawa, département d’Ishikawa

◼︎ Poteries et céramiques tōjiki
◼︎ Décorations
◼︎ Technologies
La ville de Kanazawa, dans le département d’Ishikawa, est située du côté de la mer du Japon, dans la partie centrale de Honshū. Entourée par des montagnes verdoyantes et traversée par les rivières Sai et Asano, la ville bénéficie d’un environnement naturel riche et abondant. Les activités de la vie locale sont également très riches et diversifiées, avec des spectacles traditionnels et de l’artisanat. La ville a prospéré durant l’époque moderne en tant que ville fortifiée du domaine de Kaga, sous la protection du clan Maeda, avec des revenus records de plus de 1 000 000 koku (unité de mesure japonaise traditionnelle de volume du riz, permettant de mesurer la richesse, 1 koku représentant environ 180 L). La ville ayant été épargnée par les guerres durant 400 ans, les quartiers historiques sont toujours intacts, tandis que l’artisanat et les pratiques culturelles et culinaires traditionnelles sont toujours très présentes dans le quotidien des citoyens. D’autre part, la ville continue de se développer culturellement dans l’ère du temps, avec notamment l’arrivée de l’art contemporain, symbolisée par le musée d’art contemporain du XXIᵉ siècle de Kanazawa.

La ville de Kanazawa est très réputée pour son artisanat, avec de nombreux objets et industries traditionnelles. On peut notamment citer les six industries principales, catégorisées par l’État en tant qu’artisanat traditionnel japonais, et utilisées pour la promotion de l’artisanat japonais, avec la laque de Kanazawa, le Kanazawa-Haku (dorure à la feuille d’or), le Kaga-yūzen (technique de coloration traditionnelle des kimono), la vaisselle Kutani (porcelaine japonaise), la broderie de Kaga et les autels bouddhistes de Kanazawa.
En dehors de cette catégorisation, il est également possible de trouver de nombreuses œuvres, telles que l’Ōhi-yaki (set de thé en poterie traditionnelle), les incrustations Kaga-zōgan (technique de sculpture d’un métal avec l’incrustation d’autres métaux), le chagama (pot ou bouilloire en métal, utilisée lors de la cérémonie du thé), l’artisanat Kiri-kōgei, le mizuhiki de Kaga (art des sculptures en nœuds, avec des cordelettes de papier tressées), les appâts de pêche de Kaga, le papier japonais Futamata, les temari de Kaga (balles traditionnelles japonaises en tissu) ou encore les gongs de temples.

La qualité de ces nombreux savoir-faire traditionnels fut reconnue et valorisée en 2009, avec l’adhésion à l’initiative du réseau des villes créatives de l’UNESCO, dans la catégorie « Artisanat et Arts populaires ».
Enfin, la richesse de la culture culinaire locale, héritée et perpétuée depuis l’époque d’Edo (1603-1868), fait également partie du patrimoine culturel de Kanazawa, avec les fruits de mer, les légumes de Kaga, les « Jiwamon » (terme local pour désigner les ingrédients locaux), le thé japonais, les sakés locaux, la vaisselle traditionnelle, et les multiples techniques de préparation spécifiques.
Jardin Kenroku-en
Château de Kanazawa et porte Ishikawa-mon
Légumes de Kaga
« Le Kanazawa-Haku »

Le Kanazawa-Haku (dorure à la feuille d’or) trouve son origine en 1593, lorsque Maeda Toshiie, fondateur du domaine de Kaga, ordonna la production de feuilles d’or et d’argent.
Par la suite, le clan Maeda décida d’établir une culture traditionnelle des samouraïs à la fois sublime et raffinée, comprenant le nô (genre théâtral traditionnel), le Sadō (l’art du thé), et l’artisanat, notamment présent sur les dorures des armures. Suite à ces nouvelles mesures, la demande de feuilles d’or et d’argent explosa, et de nombreux artisans-doreurs furent conviés à Kanazawa.

Cependant, le shogunat Tokugawa réglementa l’utilisation de l’or et de l’argent avec des lois très strictes, interdisant la production de feuilles d’or en dehors d’Edo (ancien nom de Tokyo) et de feuilles d’argent en dehors de Kyoto.
La tradition et les techniques de l’artisanat et de la dorure se perpétuèrent malgré tout, à travers les feuilles de laiton, et les retouches de feuilles d’or et d’argent achetées à Edo et Kyoto. Grâce à des mouvements et des procédures acharnées de la part des artisans, une dérogation fut finalement donnée aux artisans-doreurs, autorisant officiellement les dorures, à condition que ces dernières soient sous contrôle du clan.
Durant l’ère Meiji (1868-1912), la réglementation concernant les feuilles d’or et d’argent fut abrogée. Tandis que la production de dorures déclina à Edo, celles de Kanazawa, qui bénéficiait de techniques bien plus sophistiquées et d’un climat plus adapté pour le travail des dorures, fut reconnue à sa juste valeur dans tout le pays. De plus, Kanazawa se développa dans ce domaine à une vitesse folle, notamment grâce à l’arrivée des machines à dorure, jusqu’à établir un statut incontestable de leader dans la production nationale (actuellement, 99% de la production nationale vient de Kanazawa).

La caractéristique de la feuille d’or (ou d’argent) de Kanazawa réside dans sa finesse : 1㎤ d’alliage d’or est étiré à une l’épaisseur 10000 fois inférieure de 1mm. À la fin du processus, la surface de la fine couche de 1mm est d’environ 9.7m². Une très grande technicité et de longues années d’expérience sont nécessaires afin d’obtenir un résultat similaire. Sa finesse permet une utilisation diversifiée dans d’autres métiers artisanaux, tels que la laque ou les autels bouddhistes, mais également dans la restauration de sites du patrimoine mondial, tels que le Kinkaku-ji (le pavillon d’or de Kyoto) ou le Nikkō Tōshō-gū (sanctuaire shinto inscrit depuis 1999 au patrimoine mondial de l’humanité, et situé dans le département de Tochigi). Ces dernières années, de nombreux domaines d’application nouveaux sont explorés, afin de rester dans l’air du temps. On retrouve les dorures sur des décorations d’intérieur, des produits alimentaires tels que des confiseries et du saké, et des produits cosmétiques.

Produits : 

Repose-baguettes en porcelaine
Grues en origami aux feuilles d’or comestibles
Set de table Dégradé
4 Repose-couverts décorée à la feuille d’or
Rond de serviette aux feuilles d’or
Pince de serviette aux feuilles d’or
Set de table Fleur
Set de table Or
Dessous-de-verre Fleur
Dessous-de-verre Or
Lien - Synergies entre tradition et modernité
◼︎ Laque traditionnelle shikki
◼︎ Artisanat du bois
◼︎ Poteries et céramiques tōjiki
◼︎ Artisanat des métaux
◼︎ Décorations
◼︎ Technologies

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