Ville de Shizuoka, département de Shizuoka

◼︎ Laque traditionnelle shikki
◼︎ Technologies

La ville de Shizuoka est le chef-lieu du département de Shizuoka, et se situe près du centre de Honshū. La Ville bénéficie d’un climat très doux et de riches environnements naturels, avec notamment les Alpes japonaises au nord et la baie de Suruga au sud, et la vie et la culture des habitants ont été façonnées par cette nature omniprésente.

La culture culinaire du département de Shizuoka est caractérisée par les pêches de shirasu (alevins et nourrains) et de crevettes sakura (variété japonaise) dans la baie de Suruga, qui est connue pour être la plus profonde du Japon. De plus, le climat tempéré et la présence de nombreux ruisseaux et courants d’eau permettent d’avoir les conditions idéales pour l’arboriculture fruitière de mandarines et de fraises, ainsi que la culture de wasabi.

L’histoire de l’artisanat traditionnel de Shizuoka remonte à environ 470 ans, époque où la ville de Shizuoka était encore appelée « Sunpu », du temps du clan Imagawa.
Plus tard, durant l’époque d’Edo (1603-1868), de nombreux grands artisans furent rassemblés depuis tout le pays à Sunpu (Shizuoka), à l’occasion de la construction de plusieurs bâtiments appartenant à la famille Tokugawa, tels que le château de Sunpu, le sanctuaire Kunōzan Tōshō-gū et les sanctuaires Sengen.
Certains artisans décidèrent alors d’établir domicile sur place, et transmirent leurs savoir-faire et leurs techniques aux générations suivantes, permettant ainsi à la ville d’obtenir un statut de capitale majeure de la production artisanale. L’artisanat de la laque connut alors un grand succès, au point d’être exporté à l’étranger.
Ce succès donna naissance à de nombreuses industries et techniques, telles que le maki-e (technique consistant à parsemer de la poudre d’or sur la surface laquée, puis de dessiner des motifs au pinceau), les geta (chaussures traditionnelles en bois) laquées ou encore le Hikimono (application d’une technique de poterie pour tailler et travailler le bois).

De plus, de nombreux autres produits artisanaux tels que la teinture japonaise et les poupées traditionnelles Hina Ningyo (poupées très détaillées utilisées lors de la fête du Hina Matsuri, le 3 mars) virent le jour en tant qu’industries locales, tandis que la division des tâches permit d’obtenir une production de masse.
L’artisanat traditionnel de la ville de Shizuoka n’est pas seulement caractérisé par son approche artistique et esthétique, mais également par le concept d’un artisanat en tant qu’industrie, profondément enraciné dans le quotidien des habitants.

Pinède de Miho-no-Matsubara

Champs de thé

Mandarines japonaises

« Laque de Suruga »

Il est difficile de déterminer précisément à quel moment la laque, métier traditionnel de Shizuoka, a fait son apparition. Il existe des traces de travail de la laque sur le site archéologique de Toro, datant de plus de 2000 ans, durant la période Yayoi.
Appelée « laque de Suruga », la laque de Shizuoka fut autrefois utilisée pour les objets du quotidien, tels que des bols en bois ou des paniers en bambou. L’approche esthétique et artistique se développa quant à elle avec l’arrivée progressive de nombreux artisans de la laque depuis tout le pays. Les produits traditionnels tels que les miroirs à main, le Jubako (ancêtre de la boîte à bento, généralement utilisé lors des célébrations et événements spéciaux) et les ustensiles de thé connurent notamment un grand succès auprès des samouraïs, en tant que souvenirs. Des commodes travaillées à la laque furent d’ailleurs exposées à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, peu de temps après l’ouverture des frontières du Japon.
La laque est un agent de revêtement naturel résistant à la chaleur et à l’humidité, mais également aux acides et aux alcalins alimentaires, ainsi qu’à l’alcool. Enfin, grâce à sa composition issue des plantes, elle attribue à la vaisselle des propriétés antibactériennes.

« Plateau »
Ces plateaux sont confectionnés grâce à une technique spécifique de la laque de Suruga, appelée le Kawarinuri. Grâce au mélange de grains de sable avec la laque, on obtient un teint et une texture mate, caractéristique qu’on ne retrouve pas dans les objets laqués habituels.
Le design des créateurs italiens permet ici de parfaitement tirer profit de l’éclat rayonnant de la laque lustrée, vous offrant ainsi un plateau élégant et raffiné, adapté à n’importe quelle salle à manger.

« Assiettes et cuillères »
Vaisselle qui tire profit des techniques japonaises de l’origami (art du pliage). Nous avons repensé et modernisé l’usage de la laque pour la société actuelle.
Grâce à la technique d’imprégnation du papier, nous sommes parvenus à créer un produit bien plus solide que le papier, mais conservant la douceur tactile de ce dernier. La protection de la laque permet évidemment de faire des lavages directs à l’eau, pour une utilisation toujours plus simple et optimale.

« Baguettes et pose-baguettes »
Symbole de la culture culinaire japonaise, nous vous proposons aujourd’hui des baguettes travaillées à la laque. Subtile combinaison de vermillon et de noir, les couleurs traditionnelles du Japon, ces baguettes ont été pensées pour instaurer une atmosphère à la fois sobre et apaisante. Les poses-baguettes sont réalisés quant à eux grâce aux techniques origami.

« Vase à fleurs »
Souvent utilisé en décoration d’intérieur au Japon, nous avons revisité le vase à fleurs en bois laqué, afin de le faire évoluer en Ichirin zashi (vase en bois laqué pour une fleur unique). Sa forme chaleureuse, mettant en avant l’élégant grain du bois, ajoutera une touche subtile et reposante à votre salle à manger. La laque permet évidemment de verser sans crainte de l’eau, pour une utilisation toujours aussi simple.

Lien - Synergies entre tradition et modernité

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